02.07.2005

La dengue

La dengue est à l’origine d’une piqûre de moustiques Aedes aegypti (venant d‘Egypte) qui transmet cette maladie. Elle provoque une fatigue durant 8 jours. On peut l’attraper aux Antilles. On l’appelle aussi la "grippe tropicale". Soixante à 100 millions de personnes sont infectées chaque année dans le monde, et la forme grave de la maladie, la dengue hémorragique, en recrudescence dans plusieurs régions intertropicales, est responsable de plus de 20 000 morts annuelles, particulièrement chez les enfants de moins de 15 ans.
Epidémiologie : Une tentative d'éradication du moustique Aedes. Cette inquiétante résurgence de la dengue en Amérique Latine et dans les Caraïbes semble largement due à l'érosion des programmes d'éradication du moustique vecteur dans cette région du globe. La croissance démographique, l'urbanisation non contrôlée, les catastrophes naturelles et la paupérisation sont en cause, et cette maladie a un impact économique important pour certains pays. Symptômes : La dengue "classique" se manifeste brutalement après 2 à 7 jours d'incubation par l'apparition d'une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et d'une éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole. Au bout de 3 à 4 jours, une brève rémission est observée, puis les symptômes s'intensifient - des hémorragies conjonctivales, des saignements de nez ou des ecchymoses pouvant survenir - avant de régresser rapidement au bout d'une semaine. La guérison s'accompagne d'une convalescence d'une quinzaine de jours. Sous cette forme, la dengue, bien que fort invalidante, n'est pas dangereuse. Sa forme hémorragique, qui représente environ 1% des cas de dengue dans le monde, est par contre extrêmement sévère : la fièvre persiste et des hémorragies multiples, notamment gastro-intestinales, cutanées et cérébrales, surviennent souvent. La guérison peut être rapide, totale et sans séquelles. Mais, chez les enfants de moins de quinze ans notamment, un état de choc hypovolémique peut s'installer, refroidissement, moiteur de la peau et pouls imperceptible signalant une défaillance circulatoire. L'enfant est agité et se plaint de douleurs abdominales. Il risque la mort en quelques heures s'il n'est pas perfusé.
Il n'existe aujourd'hui ni traitement spécifique ni vaccin pour combattre cette maladie.